Le 18 juin 2019, lAssociation Droit Pluriel était à lhonneur. Le comité national coordination action handicap (CCAH) la désignée comme lauréate de son prix annuel dans la catégorie « changer le regard ». Cette nomination récompense le travail mené par Droit pluriel pour former les professionnels de la justice à laccessibilité, faire évoluer leurs représentations autour des situations de handicap et favoriser ainsi laccès des personnes handicapées au droit et à la justice. Loccasion dévoquer le travail de cette association, soutenue par la Fondation Handicap Malakoff Médéric et accompagnée par le Défenseur des Droits, à travers le portrait quApriles a consacré à sa fondatrice, Anne-Sarah Kertudo.
Vous en avez rêvé, le Carrefour des innovations sociales la fait : permettre en un clic de consulter les projets socialement innovants recensés par plus de 70 sourceurs différents, dont Apriles. Une version test du site, en ligne depuis le 16 avril, compile déjà plus de 5000 actions auprès dune quinzaine de sourceurs. Au fur et à mesure de son développement, un moteur de recherche et une cartographie permettront notamment aux utilisateurs didentifier les projets qui les intéressent, sur une base enrichie en permanence par les sourceurs. Avec quatre grands objectifs : regrouper en un espace partagé linformation fiable disponible sur les projets dinnovation sociale en France, visualiser les projets dans leurs écosystèmes locaux, quelle que soit léchelle (locale, régionale, nationale), mesurer les dynamiques dinnovation sociale par territoire, soutenir lessaimage des innovations sociales. Pour découvrir la plateforme et la tester : www.carrefourdes innovationssociales.fr
Les coopératives jeunesse de services, lentreprenariat coopératif pour et par les jeunes
Mis à jour le: 19-06-2018
Type d'action :
Education
Emploi, Formation
Loisirs, Vacances
Développement périurbain
Développement local rural
Liens intergénérationnels
Jeunesse
Gouvernance, partenariats institutionnels
Nouvelles pratiques professionnelles
Région : -France entière
Sur le vif :
« Ce travail en partenariat entre acteurs éducatifs et acteurs économiques de l'ESS leur permet de déconstruire leurs préjugés et d'inventer de nouvelles manières de travailler ensemble » Note de trois chercheurs dans un article de la revue RECMA1
« J'ai réussi à mieux communiquer avec des chefs d'entreprise parce qu'au départ ce n'était pas évident ça m'a beaucoup aidé. » Coopérant de Bugale Services à Loudéac en 2017.
« Il y avait toujours les animatrices avec nous mais en même temps on faisait notre truc. Du coup, cela nous a permis d'apprendre beaucoup, y compris sur nous-mêmes. » Coopérante de Bugale Services à Loudéac en 2017.
Porteur(s) de l'action : Coopérer pour entreprendre
Objectif(s) et bref descriptif :
Les coopératives jeunesse de services (CJS) permettent à des jeunes de 16 à 18 ans de créer leur entreprise coopérative le temps dun été. En plaçant directement les jeunes en situation dautonomie, les CJS sappuient sur lapprentissage par les pairs et lexpérimentation. Elles permettent aux coopérants de mieux se projeter dans la vie professionnelle et de développer leurs compétences, leur réseau et leur confiance en eux. En outre, elle constituent des espaces de rencontre privilégiés entre les acteurs du monde de lESS et de lentreprenariat, les acteurs intervenant auprès de la jeunesse (MJC, associations déducation populaire) et les collectivités territoriales. Elles contribuent ainsi à la transformation sociale de leurs territoires.
Origine(s) :
Le modèle des coopératives jeunesse de services naît en 1983 à linitiative de jeunes francophones sans emploi en Ontario (Canada). Importé et adapté au Québec dès 1988, le projet est présenté au Forum International de lÉconomie Sociale et Solidaire (ESS) de Montréal en 2011. Un groupe dacteurs bretons présents lors de cet événement découvre avec enthousiasme ce modèle et décide de le transposer en France.
Deux ans plus tard, trois coopératives jeunesse de services françaises sont lancées à titre expérimental en Bretagne, à linitiative des Coopératives dactivités et demploi2 du réseau Coopérer pour entreprendre, des Pôles de développement de lESS3 et de la Chambre Régionale de l'Économie Sociale et Solidaire (Cress) de Bretagne. Au niveau national, le réseau Coopérer pour Entreprendre est garant depuis 2014 de lintégrité du projet CJS et en assure le déploiement, en partenariat avec la Fabrique Entrepreneuriale, qui porte le déploiement des CJS au Québec. Coopérer pour Entreprendre est le principal réseau national de Coopératives dactivité et demploi en France, il accompagne des porteurs de projet dans la création et le développement de leur activité. Située au Québec, la Fabrique entrepreneuriale a pour mission de développer et d'implanter des projets d'expérimentation à l'entrepreneuriat collectif jeunesse.
En 2015, ladaptation française du concept de CJS est jugée suffisamment solide pour déployer le programme sur la France entière, sous légide du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Politique de la Ville. Le 22 juin 2015, les CJS font partie des quinze lauréats de la 3e édition de « La France sengage », ce qui permet daccélérer le développement du programme. En 2016, 32 CJS voient le jour dans sept grandes régions et permettent de toucher près de 400 jeunes. En 2017, 48 CJS se déploient dans onze régions4.
Description détaillée :
Une entreprise éphémère créée pour et par les jeunes La coopérative jeunesse de services permet à une quinzaine de jeunes de 16 à 18 ans de créer une entreprise coopérative pendant les deux mois dété. Appelés coopérants, les jeunes définissent ensemble différents services quils proposent aux habitants et aux entreprises environnantes : déménagement, désherbage, lavage de voiture, mise sous pli, assistance informatique Toutes les activités conformes au droit du travail des mineurs et couvertes par lassurance peuvent être exercées. Les services commercialisés par les CJS sont souvent des travaux ponctuels, pour lesquels les entreprises, les collectivités ou les particuliers nauraient pas nécessairement fait appel à un prestataire. Les contrats réalisés auprès des clients génèrent lessentiel du chiffre daffaires de la coopérative, mais les jeunes peuvent également organiser des événements dauto-financement sils le souhaitent et participer bénévolement à des actions du territoire (festivals, fête de quartier ).
Sagissant dune coopérative, les décisions sont adoptées selon le principe « une personne = une voix » au sein dun conseil dadministration composé de lensemble des jeunes coopérants et présidé par lun.e dentre eux, élu.e par ses pairs. Le conseil dadministration se réunit chaque semaine et prend les décisions importantes relatives à la gouvernance de la CJS, comme par exemple le choix du mode de répartition des profits entre coopérants : du salaire égalitaire à la répartition en fonction de limplication, des temps de présence tout est possible.
Les coopérants sorganisent de manière autonome pour assurer lensemble des activités nécessaires au bon fonctionnement de leur entreprise. Pour cela, ils se répartissent en trois pôles : marketing (création doutils de communication, démarchage...), ressources humaines (plannings, organisation de lactivité ), finance (gestion du budget, des devis et factures, suivi de la comptabilité ).
Chaque CJS est encadrée par deux animateurs aux profils complémentaires (une personne issue du monde de la jeunesse et une autre du monde de lentreprise). Ce sont souvent de jeunes diplômés. Leur rôle est daccompagner les jeunes à monter rapidement en compétences, en autonomie et en responsabilités.
Un portage partenarial fortement ancré au local
Souvent impulsées par un Pôle déconomie sociale et solidaire, les CJS peuvent également être mises en place à linitiative dune structure jeunesse (Maison des Jeunes et de la Culture ou association déducation populaire par exemple). Portée juridiquement par une coopérative dactivité et demploi (CAE), chaque CJS est pilotée par un comité local qui rassemble divers partenaires du territoire.
Au sein de ce comité local, deux partenaires (un « parrain jeunesse » et un « parrain économique ») ont pour rôle de soutenir plus étroitement les animateurs et les jeunes.
Le comité local met en place les conditions propices à linstallation de la CJS et à son développement. Il joue un rôle essentiel pour la réussite de la CJS en :
Recherchant les financements nécessaires à la prise en charge du salaire des animateurs et des besoins matériels du projet (25 à 30 000 par CJS).
Mobilisant les jeunes en amont du lancement de la CJS (affichage, interventions dans les lycées, les forums de lemploi, des réunions publiques ) et en procédant au recrutement des animateurs (jury mixte rassemblant des représentants du Pôle ESS, mais aussi des institutions marraines jeunesse et économique).
Sensibilisant les partenaires et les particuliers du territoire au projet de la CJS. Certains Pôle ESS, à linstar de lAdess Centre Bretagne qui anime le comité local de la CJS de Loudéac, font également le choix de chercher un petit nombre de contrats qui pourront être proposés aux jeunes dès les premières semaines de juillet, afin que la CJS puisse bénéficier plus rapidement dune dynamique positive.
Proposant un local pour les jeunes et pour les animateurs.
Organisant des formations pour les jeunes.
Au sein de ce cadre national, le fonctionnement des CJS et des comités locaux varie en fonction de la dynamique partenariale locale et de lappropriation du projet par les jeunes et le comité local.
A Loudéac, en milieu rural, la création dun pôle ESS Centre-Bretagne et la volonté des élus de renforcer loffre municipale en faveur de la jeunesse constituent un terreau propice à la création de la CJS « Bugale Services » au début de lannée 2017. Portée par la coopérative dactivités et demploi (CAE) Avant-Premières (parrain économique qui porte déjà les cinq autres CJS du département), celle-ci a pour parrain jeunesse la Ville de Loudéac. Le comité local est animé par le Pôle ESS Centre-Bretagne et se réunit tous les mois. Il rassemble une dizaine de partenaires : Département des Côtes dArmor, Mission locale, Caisse dallocations familiales des Côtes dArmor, Loudéac-Communauté Bretagne Centre, Caisse locale du Crédit Agricole Une association intermédiaire, proposant des services similaires à ceux pouvant être proposés par la CJS, a également été associée aux réunions menées en amont du projet afin de lever les éventuelles interrogations sur limpact du projet CJS sur ses activités.
En 2017, les jeunes de Bugale Services ont pu sinstaller dans un local commercial vide situé dans la rue principale du centre-ville, loué par un particulier. Au cours de leur expérience ils ont pu décrocher plusieurs contrats : avec la mairie pour aider le service technique de la mairie à déménager lécole Jules-Verne ou nettoyer le cimetière, avec des particuliers pour nettoyer leurs voitures Cest à coup de flyers et de communication que la coopérative a obtenu ses premiers contrats. Les coopérants sont par exemple allés aux « Jeudis des assos » à Loudéac, pour faire connaître leur coopérative et discuter avec les habitants.
Plusieurs membres du comité local sont également intervenus auprès des jeunes la CJS dans le cadre des sessions de formations. Par exemple, la mission locale a organisé un atelier destiné à les aider à valoriser leur expérience dans leur CV. Un autre atelier organisé par le Crédit Agricole visait à préparer les jeunes aux entretiens dembauche physiques et par téléphone. Une visite du Conseil Départemental des Côtes dArmor a également été organisée.
A Saint-Brieuc (22), en milieu urbain, une CJS est installée tous les étés depuis 2015 dans le quartier de la Croix-Saint-Lambert (situé en politique de la ville). Comme la CJS de Loudéac, elle est portée par la CAE Avant-Premières (son parrain économique), par le pôle ESS du Pays de Saint-Brieuc RichESS (animateur du comité local) et par lassociation déducation populaire Le Cercle (son parrain jeunesse). Le comité local rassemble le Département des Côtes dArmor, la CAF, le délégué du Préfet intervenant sur le quartier de la Croix-Saint-Lambert, la mission locale, le centre social de la Croix-Saint-Lambert, le Centre dinformation et dorientation, Saint-Brieuc Armor Agglomération, la Ville de Saint-Brieuc, lassociation de prévention spécialisée Beauvallon et danciens coopérants et animateurs de la CJS. Il se réunit quatre fois en amont du lancement de la CJS et chaque mois lété pour assurer le suivi de la CJS. Un pique-nique convivial est organisé avec lensemble des membres du comité local à larrivée des jeunes coopérants pour que chacun puisse se présenter.
Une approche pédagogique active centrée sur lexpérience et lapprentissage entre pairs
Si les CJS peuvent générer quelques profits, leur objectif est avant tout éducatif. Basée sur la pédagogique coopérative, elles font découvrir aux jeunes une autre manière dapprendre, basée sur lexpérimentation et lapprentissage par les pairs. Chaque jeune est acteur de son apprentissage et participe à lélaboration de ses compétences en coopération avec lanimateur et ses pairs. Les coopérants partagent leur temps entre des sessions de formation (20h par coopérant en moyenne) et la gestion concrète de leur coopérative (présence au local, permanence téléphonique, prospection, relances, réalisation des contrats, conseils dadministration ). Des événement conviviaux sont également organisés ponctuellement et contribuent à la cohésion du groupe.
La prise de responsabilité rapide des coopérants leur permet de développer de nouveaux savoir-faire et savoir-être qui leur seront précieux sur le plan professionnel et de prendre davantage confiance en eux. De plus, lintensité et le caractère immersif des CJS permettent aux jeunes de conforter ou daffiner leur projet professionnel ou scolaire. Par exemple, à Loudéac (22), un jeune ayant découvert les ressources humaines en tant que coopérant sest orienté dans ce domaine par la suite. Un autre jeune a souhaité sengager dans un cursus en marketing. Les coopérants développent également des relations avec le réseau local de partenaires et plusieurs jeunes trouvent un emploi estival sur leur territoire lannée suivante.
Espaces décloisonnés, les CJS changent les regards
A Saint-Brieuc comme à Loudéac, la CJS a fait évoluer le regard porté par les habitants et les partenaires sur les capacités dengagement et de travail des jeunes. La valorisation des coopérants continue dailleurs souvent bien après lété, car ceux-ci sont invités à témoigner de leur expérience aux vux du maire, lors des assemblées générales organisées par des partenaires ou lors du recrutement de nouveaux coopérants les années suivantes. Les jeunes, quant à eux, découvrent les adultes dans un rôle de partenaire plutôt que dans celui de parents ou déducateurs. Auprès de leurs clients, les jeunes se positionnent en tant quoffreurs de service, sans lien de subordination. Ces relations les valorisent dans leur capacité à interagir avec des adultes.
Les CJS permettent par ailleurs à des jeunes de différents horizons scolaires et sociaux de se rencontrer et surtout, de construire un projet commun. Sur le plan national en 2016, plus de la moitié des coopérants suivaient une scolarité en lycée général ou technique, 18 % en lycée professionnel, 12 % étaient étudiants 8 % étaient en apprentissage et 7 % des jeunes étaient déscolarisés. 53 % des coopérants étaient des femmes, contre seulement 30 % des créateurs dentreprises en France.
En outre, la CJS permet aux jeunes de découvrir les ressources de leurs territoires et dy développer (peut-être) un attachement particulier. Un enjeu important dans les territoires à dominante rurale, comme à Loudéac, que les jeunes ont tendance à quitter au moment de leur entrée dans la vie professionnelle. A titre dexemple, certains coopérants ont pris des responsabilités associatives suite à leur aventure estivale.
Ainsi, les CJS aspirent à une transformation sociale des territoires (principe au cur de lESS) : non seulement en développant le pouvoir dagir des jeunes et leur volonté dengagement citoyen dans leur territoire, mais aussi en constituant un levier de décloisonnement entre le secteur économique (plus particulièrement celui de lESS) et celui de la jeunesse et de léducation populaire, rarement amenés à se rencontrer. Au sein du comité local, les deux mondes apprennent à mieux se connaître. De ces rencontres émergent de nouveaux projets comme à Saint-Brieuc où les partenaires engagés se sont inspirés du modèle CJS pour ladapter à un public de jeunes majeurs éloignés du marché de lemploi. Entre octobre 2017 et janvier 2018 (3,5 mois), une coopérative jeunes majeurs (CJM), rassemblant des jeunes volontaires orientés par la mission locale, a ainsi vu le jour à titre expérimental et sera probablement reconduite dans les prochaines années.
Une action qui essaime Depuis 2016, les régions qui comptent au moins 10 CJS sur leur territoire (Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Pays-de-la-Loire) bénéficient de lappui supplémentaire de relais régionaux de développement. Il sagit de personnes repérées dans des structures du territoire (ESS, jeunesse, CAE..), dont la mission est daccompagner les comités locaux et de faire le lien avec le réseau national qui les forme et les accompagne. Jusqu'à fin 2017, le réseau finançait également leur salaire à hauteur dun tiers temps, mais avec la fin de certains financements au niveau national, ces acteurs locaux sont désormais à la recherche de ressources sur leurs territoires.
En effet, alors que plusieurs CJS ont pu voir le jour grâce à lappui financier des contrats de partenariat Etat-Région (uniquement destinés à financer le lamorçage de projets), puis essaimer grâce au soutien de la France sengage et du Fonds de solidarité européen, la pérennisation des moyens budgétaires constitue, depuis 2018 et la fin de ces financements, un enjeu majeur pour lavenir. Il sagit dès lors de repenser les modalités de financement en sappuyant notamment sur le monde de lentreprise.
La multiplication des CJS sur les territoires implique également un besoin de restructuration car laction dépasse désormais le champ de Coopérer pour entreprendre. Il est donc prévu de construire une structure Ad Hoc pour développer des dispositifs déducation à lentreprenariat coopératif. Comme la gouvernance, cette structure se veut très partenariale et devrait réunir de grands réseaux nationaux de lESS, de lentreprenariat coopératif et de léducation populaire, ainsi que des acteurs locaux qui participent au projet.
En Bretagne, la situation est plus particulière. Premiers expérimentateurs, les CAE et pôles ESS bretons ont atteint en 2017, avec une quinzaine de CJS, le seuil « maximal » pouvant être accompagnées efficacement et sans risque pour les structures porteuses. Cest pourquoi plusieurs structures et partenaires réfléchissent à la création dune structure régionale capable de porter juridiquement lensemble des CJS du territoire, den recruter les animateurs, et de rechercher de nouvelles sources de financement, à linstar du fonds social européen qui exige de fortes capacités dingénierie.
Impact(s) :
Au regard de la courte durée de vie de la CJS, son chiffre daffaires est souvent limité : la rémunération nette moyenne par coopérant est de 225 pour les 2 mois. Si cela peut parfois générer quelques frustrations chez les jeunes coopérants, celles-ci sont largement compensées par les autres apports quils perçoivent :
Développement de nouvelles compétences directement mobilisables (savoir-être et savoir-faire) : travail en équipe, autonomie, prise de décision collective, animation de réunion, prise de parole en public, compétences techniques (marketing, administration, sécurité, comptabilité, relation clients )
Renforcement de la confiance en soi
Développement dun réseau professionnel
Transformation du regard porté par les acteurs du territoire sur les jeunes et du regard porté par les jeunes sur leur territoire.
Les CJS permettent par ailleurs de favoriser les relations entre les acteurs économiques et les acteurs jeunesse dun territoire et les collectivités territoriales, permettant de faire émerger de nouveaux projets au service du territoire.
Partenaire(s) :
Au niveau national, plus de 300 partenaires sont investis dans les comités locaux.
70% des CJS étant en quartiers classés en politique de la Ville, le Commissariat général à légalité des territoires (CGET) est lun des partenaires financiers au niveau national. Les Caf sont partenaires sur les territoires.
Moyens :
Humains :
- Deux animateurs à temps plein pendant 3 mois.
- De plus, chaque CJS repose sur la mobilisation de 2 parrains référents des animateurs en soutien à chaque CJS et de lanimateur du comité local. Le volume horaire consacré à la CJS par ces acteurs varie selon le territoire (de 100h à 500h).
Financiers :
Le budget dune CJS sélève en moyenne de 25 000 à 30 000 . Plus de la moitié est consacrée à la rémunération des animateurs. 20 % contribuent au financement du pilotage du projet et de son accompagnement (assuré par le comité local et les parrains), 10 % aux frais de gestion administrative, 5 % aux frais de déplacements et dhébergements, 5 % aux frais généraux (communication, local ) et 5 % aux frais de formation.
Lessentiel des ressources financières des CJS proviennent de partenaires publics : collectivités locales, Etat, fonds européens, caisses dallocations familiales. Des démarches sont effectuées pour mettre en place des partenariats privés avec des entreprises ou des fondations. En 2016, comme en 2015, les formations étaient financées par le FEJ dans le cadre de la France sengage et par le FSE.
A Loudéac en 2017, le budget de la CJS sest élevé à 31 300 . La CJS été soutenue financièrement par la Ville de Loudéac (4 000 ), la Caisse dallocations familiales des Côtes dArmor (3 300 ), Loudéac Communauté Centre Bretagne (1 500 ), le Département des Côtés dArmor (4 500 ) et le contrat de partenariat Etat-Région (11 200 ).
A Saint-Brieuc en 2017, le budget de la CJS sest élevé à 33 000 . Elle a notamment été soutenue financièrement par les fonds spécifiques de la politique de la ville, les fonds alloués au territoire dans le cadre du PIA Jeunesse, par la caisse des dépôts, par la CAF, par le Conseil Départemental, par lEPCI Saint Brieuc Armor Agglomération. Le bailleur Terre et Baie Habitat et la Ville de Saint-Brieuc ont également soutenu le projet par la mise à disposition de locaux destinés à accueillir les coopérants.
De plus, dans les Côtes dArmor, un Fonds de dotation privé intitulé « ACCESS » alimenté par la caisse départementale du Crédit Agricole et sept autres entreprises du territoire permet aux CJS du Département de disposer dun fonds de soutien pouvant compléter, le cas échéant, les autres financements reçus. En 2017, la CJS de Loudéac a pu bénéficier de 2 600 de la part de ce fonds.
Matériels :
- Un local et du matériel bureautique (téléphones, ordinateurs, imprimantes, etc.) pour les jeunes coopérants et les animateurs, qui peut être mis à disposition par les membres du comité local. Par exemple, à Loudéac en 2017, le Crédit Agricole a mis à disposition des jeunes des ordinateurs et des imprimantes. A Saint-Brieuc, plusieurs membres du comité local ont également mis à disposition le matériel nécessaire à laménagement des locaux.
1. « Les coopératives jeunesse de service importées du Quebec : pour un rapprochement des acteurs « économiques » et « éducatifs » de l'ESS ? » RECMA - Revue internationale de l'économie sociale - Avril 2017 - n°344
2. Les coopératives dactivité et demploi accompagnent les porteurs de projet pour le lancement de leur activité, en leur proposant le statut dentrepreneur-salarié : le porteur de projet agit de manière autonome pour trouver ses clients et accomplir ses prestations, mais est lié par un contrat de travail avec la coopérative. Le chiffre daffaires est perçu par la coopérative et est reversé à lentrepreneur sous la forme dun salaire, déduction faite des charges sociales et des frais de gestion.
3. Les Pôles dEconomie Solidaire sont des organismes territoriaux de développement économique qui accompagnent les porteurs de projet qui souhaitent initier des projets dentreprenariat social et solidaire et mettent en réseau les structures de léconomie sociale et solidaire de leur territoire.
*Mention légale : Le contenu de cette fiche relève de la seule responsabilité de l'Agence Apriles et ne peut en aucun cas être considéré comme reflètant la position des partenaires soutenant le projet Apriles.
Contact action : Emma DORENLOR Chargée de développement et animation, Coopératives Jeunesse de Services Coopérer pour entreprendre 37 Rue Bouret 75019 Paris Tel: 07 69 27 81 45 Mail: [email protected]