| Franck Darty : « Le DSL, une philosophie desprit mutualiste » |
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« La première composante du développement social local est la gouvernance partagée. Elle implique un changement de posture des acteurs locaux, des institutions ainsi que des élus. Comme lévoquait un travailleur social de la MSA, dans le cadre dun contrat de développement social local, « Si ladhésion des élus est indispensable à la réussite du projet, il ne faut surtout pas quils le colorent. Il est nécessaire que chacun reste à sa place et aille dans ce sens dune gouvernance partagée ». Mais il faut également un changement de posture des travailleurs sociaux. En période faste, ceux-ci avaient des solutions toutes faites à apporter aux populations dont ils avaient la charge. Aujourdhui ils ne les ont plus et pour les accompagner, ils doivent faire avec elles et de ne pas faire à leur place. Ainsi, un travailleur social de MSA me racontait ce quun jeune lui avait dit au terme dun contrat de développement social territorialisé (CDST) « au départ nous pensions quune assistante sociale était quelquun qui allait nous aider à boucher les trous dans le mur. Finalement avec tout le travail participatif, nous nous sommes rendu compte que le rôle de lassistante sociale était plutôt de construire le mur avec nous ». Si on ne veut pas être simplement dans lingénierie sociale et mener des projets descendants, il est donc nécessaire de laisser le temps aux travailleurs sociaux pour monter et organiser la mobilisation des habitants. Ensuite, il faut se départir dune évaluation qui serait une évaluation-bilan « a-t-on bien réalisé ce que lon souhaitait réaliser ? » et plutôt sinterroger sur « est-ce que lon a bien obtenu ce que lon souhaitait obtenir ». Là on sera dans une véritable évaluation. Le deuxième principe du développement social local, qui me paraît devoir être mis en avant du fait de la crise, cest la mutualisation des ressources. Face au manque de moyens, si on ne met pas les ressources locales en synergie, si on norganise pas cette mutualisation, chacun investira de son côté et il ny aura pas cette plus-value qui fait que parfois 1+1=3. Les services créés répondront probablement à des besoins, mais ils généreront principalement des consommateurs. Vous naurez pas fait naître une dynamique qui perdure pour la mise en place dautres projets. Pour cela, il faut quil y ait participation, responsabilisation et création de lien social sur un territoire. A lissue dun CDST, un élu local lexprimait autrement : « jai cru quau bout des trois ans la MSA allait se retirer. Mais finalement vous avez un peu joué le rôle des petites roues dun vélo. Aujourdhui, on retire ces roues et nous allons essayer de continuer à faire du vélo tout seuls ». Cest pourquoi, face à la crise, face au manque de moyens, au manque de services et au manque de structures, je pense quil est plus que jamais urgent de mettre en place le développement social local dans ces différentes composantes. ». Estelle Camus |
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Le bénévolat progresse-t-il en France ? Où se pratique-t-il et dans quels domaines particulièrement ? Quel temps y consacre-t-on ? Autant de questions auxquelles répondra le colloque organisé le 14 janvier 2019, au Crédit Coopératif (Nanterre) par la Fonda, le Mouvement associatif et le Réseau des Maisons des Associations. Il permettra notamment de restituer les résultats de létude dirigée par Lionel Prouteau, daprès les résultats dune large enquête conduite au printemps 2018 par le Centre de recherche des associations et le CSA. Loccasion également den tirer des enseignements stratégiques pour les associations et de présenter des initiatives inspirantes. Programme à venir sur
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