| Eric TOURNET, la parole aux habitants |
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Depuis 2003, l'Association Rennaise des Centres Sociaux (ARCS) soutient et accompagne les centres sociaux rennais dans leurs projets de développement social initiés et construits avec les habitants. La mutualisation des moyens assure souplesse et réactivité de gestion aux six centres ainsi regroupés. Une force de frappe qui compte : le conseil dadministration de lARCS se trouve aujourdhui à la tête de 140 salariés et dun budget de 5,3 millions deuros. Rien que ça au service des quartiers. Entretien avec Eric TOURNET, un de ses fondateurs. Apriles : LARCS voit le jour en 2003, quels éléments président à sa création ? Eric Tournet : Depuis lorigine, les neuf centres sociaux rennais étaient agréés et gérés par la Caisse d'Allocations Familiales (Caf). Confrontés à diverses contraintes - moyens financiers sur fonds propres ne permettant plus de faire vivre les projets, gestion institutionnelle du personnel manquant de souplesse, etc.-, la ville de Rennes et la Caf demandent un audit en 2001 pour penser la rénovation des centres sociaux. En 2002, on passe de neuf à six Centres. Grâce au maintien du personnel, ces derniers sen trouvent renforcés. Parallèlement, les élus rennais, avec le concours de l'Association pour la Promotion de l'Action et de l'Animation Sociale (APRAS), réfléchissent à l'articulation entre les équipements classiques type MJC, Maisons de Quartier et les Centres sociaux. Cette réflexion aboutit à la décision dun passage progressif dune gestion directe par la Caf à une gestion associative. Lopération, qui répond à la volonté de la CNAF dautonomiser les Centres sociaux permet un fonctionnement plus démocratique en associant les professionnels et les habitants à la gestion des centres. Il exige en revanche un important travail de redéfinition dun nouveau projet politique, et la mise en uvre dune nouvelle gouvernance. Cest pour les aider dans ce processus qua été créée lARCS et aussi veiller à limplication des habitants. A : De fait, il semble que les bénévoles aient fait leur place dans la vie des centres sociaux rennais. Comment vous y prenez-vous ? E. T. : C'est pour nous un défi permanent. LARCS fait du bénévole un acteur de la vie associative et des décisions qui la concernent jusque dans le recrutement. A lARCS, nous associons les bénévoles à la gestion des ressources humaines de tous les centres. Et il y a de quoi faire puisquen six ans, 80 personnes ont été embauchées. Cela dit, ils ne font pas que de ladministratif et heureusement, les bénévoles participent vraiment à lanimation des quartiers, en allant à la rencontre les habitants au bas des tours et en participant à des projets. A : Des initiatives de développement social local ? E. T. : Oui. Cest le défi professionnel inhérent au développement de toute structure sociale ! Quand on ma demandé de reprendre le centre social de Redon qui connaissait des difficultés, jai été amené à reconstruire un projet, sans bureau, avec peu doutils. Il a fallut pourtant préparer lintégration des habitants, les aider à sinvestir progressivement et plus largement dans la vie de la cité. Cette philosophie daction implique daccepter le changement, savoir à la fois prendre les rennes, mais aussi lâcher la bride pour sadapter au rythme des quartiers et au temps des habitants. Il faut toujours miser sur le débat, la réflexion et la concertation pour asseoir chacun des projets. Les centres sociaux sont à ce titre des lieux dexpérimentation permanent. Cest pour cela que jaime dire que le DSL, ça ne se décrète pas mais ça se construit. Cette démarche participative exige un investissement atypique : on est jamais arrivé. A : Quelles autres axes dinitiatives pour lARCS ? E. T. :Les actions menées par lARCS veillent aussi à répondre à lintégration des populations dorigine étrangère. Cest le cas du groupe "Citoyens du monde" qui réfléchit à laccueil de ces populations, a fortiori dans un contexte de crise économique et de durcissement des politiques dimmigration. Cette situation interroge de manière récurrente notre capacité à accueillir dignement les étrangers. Ainsi une recherche action POESI Populations dorigine Etrangère et Stratégies dIntégration- est lancée en 2006, avec le soutien de lACSE. Le prochain forum a lieu le 19 novembre prochain. Propos recueillis par Marie Janicot |
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Vous en avez rêvé, le Carrefour des innovations sociales la fait : permettre en un clic de consulter les projets socialement innovants recensés par plus de 70 sourceurs différents, dont Apriles. Une version test du site, en ligne depuis le 16 avril, compile déjà plus de 5000 actions auprès dune quinzaine de sourceurs. Au fur et à mesure de son développement, un moteur de recherche et une cartographie permettront notamment aux utilisateurs didentifier les projets qui les intéressent, sur une base enrichie en permanence par les sourceurs. Avec quatre grands objectifs : regrouper en un espace partagé linformation fiable disponible sur les projets dinnovation sociale en France, visualiser les projets dans leurs écosystèmes locaux, quelle que soit léchelle (locale, régionale, nationale), mesurer les dynamiques dinnovation sociale par territoire, soutenir lessaimage des innovations sociales. Pour découvrir la plateforme et la tester :
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Depuis 2003, l'Association Rennaise des Centres Sociaux (ARCS) soutient et accompagne les centres sociaux rennais dans leurs projets de développement social initiés et construits avec les habitants. La mutualisation des moyens assure souplesse et réactivité de gestion aux six centres ainsi regroupés. Une force de frappe qui compte : le conseil dadministration de lARCS se trouve aujourdhui à la tête de 140 salariés et dun budget de 5,3 millions deuros. Rien que ça au service des quartiers.